Parce que la Cuisine fait partie de l'Histoire avec un grand "H",

parce que l'Histoire de la Cuisine remonte aussi loin que remonte l'histoire de l'Humanité,

parce que la Grande Histoire de la Cuisine s'est inévitablement enrichie d'une multitude

de petites histoires (sans que "petites" ne soit péjoratif, bien au contraire),

parce que l'Histoire de la Cuisine se construit chaque jour, dans chaque assiette,

dans chaque casserole et dans le monde entier, dans les lieux les plus modernes,

les plus peuplés, comme dans les lieux les plus reculés de la planète,

pour toutes ces raisons il me semblait évident d'y consacrer une page entière de mon site.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Ce sont les historiens qui découpent le passé en périodes,

  les hommes d'hier comme ceux d'aujourd'hui cuisinent et mangent dans un temps vécu.

  Quand nous parlons de cuisines de l'Antiquité, du Moyen Age, de la Renaissance,

  des Lumières ou du XIXe siècle, nous ne faisons que resituer des faits alimentaires

  dans un ordre du temps commode, facilement lisible.

  Cela est pratique, mais il ne faut jamais oublier que les choses de la table évoluent

  au cours du temps selon des rythmes qui leur sont propres.

  Il faut aussi toujours garder en mémoire qu'à une époque donnée,

  il existe des cuisines (celles des pauvres et des riches, celles des campagnes

  et des villes…) mais pas "Une" cuisine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Sous Henri IV (1589-1610), la reine Marie De Médicis amena avec sa suite

   des cuisiniers et  pâtissiers italiens qui donnèrent une impulsion à la cuisine Française.

   Le maître-queux et le pâtissier du roi, Guillaume Fouquet, marquis de la Varenne,

   définit les principes de la cuisine dans un livre intitulé « le Cuisinier français ».

 

   Avec Louis XIV (1643-1715) la cuisine devint grandiose et raffinée.

   De grands cuisiniers sont restés célèbres, tel François Vatel, officier de bouche :

   au cours d'un festin offert par le prince Condé au roi, au château de Chantilly,

   le rôti ayant manqué à quelques tables et la marée tardant à venir,

   Vatel se cru "perdu d'honneur" et se perça le cœur avec son épée.

 

   Pendant la régence et Louis XV (1715-1774), la cuisine fit encore des progrès.

   Apparition des bouchées à la Reine, en hommage à Marie Leczinska, reine de France.

   Vincent La Chapelle, écrit le Cuisinier moderne en 1732. En 1765,

   est crée le premier restaurant tenu par Boulanger.

 

   Nouvel essor avec Napoléon (1804-1815). Antonin Carême, cuisinier de Talleyrand,

   est en 1815 appelé auprès de l'empereur de Russie et chargé de préparer le célèbre festin

   de la plaine des vertus. Il écrit plusieurs livres de cuisine.

   Sa tombe, au cimetière Montmartre, est encore visitée chaque année à la Toussaint

   par une délégation de cuisiniers et de pâtissiers.

 

   Sous Louis Philippe (1830-1848), Brillat-Savarin fait une grande politique

   et gastronomique. En 1825 il publie la Physiologie de goût, traité de gastronomie

   plein de verve et d'esprit.

 

   Par la suite, Urbain Dubois publie la Cuisine classique, Jules Gouffe,

   le Livre des cuisine, Emile Favre, le Dictionnaire de la cuisine.

   D'autres auteurs sont à citer :  Duglêré, Letour, Escoffier, P.Montagné, Gilbert, etc.

 

    L'art culinaire s'est développé partout en France

    et a atteint un renom jamais égalé dans le monde.

 

 

                                               

 

 

 

 

 

 

 

 

     L'histoire de la cuisine française reflète l'évolution de la société française,

     et particulièrement celle de son élite. Elle connait sa période la plus faste au XIXe siècle

     et influence mondialement la gastronomie.

 

    Origine

    La cuisine française, comme celle d’autres pays européens, prend principalement ses

     sources dans la culture alimentaire romaine.

     La cuisine romaine nous est parvenue grâce à une compilation de la fin du IVe siècle

     connue sous le titre de De re coquinaria d’Apicius (L’art culinaire d’Apicius)[1.

      Parmi cet héritage rappelons les pâtés, les brochettes, les quenelles, les boudins,

     les crépinettes, les feuilles de vigne farcies, la pâte de coing , la poule au blanc

     et la liaison au fécule, les flancs et les puddings, la pâte à choux et les beignets,

     les truffes et le foie gras, la moutarde, le coq en pâte, le jambon en croute,

     les sauces émulsionnées,….etc

 

    L'ère médiévale

     Plusieurs manuscrits des XIIIe et XIVe siècles permettent d'apprécier la cuisine

     médiévale.

     En ce qui concerne la France, les plus connus sont :

  • le Viandier de Taillevent attribué à Guillaume Tirel, rédigé vers 1380,
  • le Ménagier de Paris, composé vers 1393 par un bourgeois parisien.

     Leurs recettes diffèrent peu de celles publiées en Angleterre, Italie,

     Danemark ou Espagne.

     On ne peut donc parler de spécificité française durant cette époque.

 

    Le service à la française

     Au XVIe siècle, le repas peut comprendre entre trois et douze services.

 

     Les plats sont posés d’avance, retirés tous ensemble et remplacés par une autre série,

     chaque série constituant un service. Les convives se servent de ce qui est disposé

     à portée de bras. Cette manière de servir, déjà courante au Moyen Âge,

     va être dénommée « à la française », par opposition au service de portions

     individuelles introduit au XIXe siècle et dénommé « à la russe ».

 

     On mange avec couteau, cuiller et doigts. La fourchette, utilisée depuis le XIe siècle

     en Italie n'apparait à la cour de France qu'à la fin du XVIe,

     introduite selon certains par Catherine de Médicis. L'assiette, d'abord en métal puis en

     céramique, n'apparait à la cour qu'en 1538.

 

    Le repas public

     Depuis le Moyen Age, manger en public constitue la marque du pouvoir.

     On dresse donc une table dans la salle la plus adéquate en fonction du nombre de

     personnes attendues.

     Au XVIIe siècle, le « Grand Couvert » est le repas public quotidien du roi Louis XIV,

     qui se déroule vers 22 heures et auquel assistent sa famille et les courtisans.

     La majorité des courtisans et les curieux restent debout.

     Le Grand couvert devient plus rare sous Louis XV mais perdure quand même,

     lors de fêtes, jusqu'au XVIIIe siècle.

 

    Évolution des ingrédients et des mets

      Avec les grandes découvertes, de nouveaux aliments sont apparus en Europe :

      dinde, chocolat, café, thé, pomme de terre, tomate, haricot, courge, courgette...

      Les cuisiniers du XVIIe siècle mettent tous les légumes en valeur (même les racines,

      à l'inverse de ce qui s'était passé au Moyen Âge) sauf la pomme de terre.

      Celle-ci, que l'on mange en Angleterre, en Principauté de Liège, en Allemagne, etc.,

      reste considérée en France comme aliment pour bétail jusqu'en 1772 où la Faculté de

      médecine de Paris, grâce aux travaux de Antoine Parmentier finit par admettre que ce

      tubercule est sans danger pour l'homme.

 

     Au XVIIe, les fruits sont à la mode ; consommés frais, ils sont présentés à la fin de

     repas mais on en fait aussi des compotes, gelées, marmelades, confitures.

     La variété des mets, la rivalité des seigneurs quant à l'opulence de la table tant

     illustrée par François Vatel, Nicolas Fouquet et Condé – ont pour conséquence la

     publication de nouveaux réceptaires comme celui de François Pierre de La Varenne

     ou ceux de François Massialot et Menon.

 

     Parmi les nouveautés qui surgissent au XVIIIe siècle, il faut noter le champagne,

     la crème chantilly et la mayonnaise.

 

     La fin de l’Ancien Régime

      La fin de l’Ancien Régime signe l’apparition du restaurant, qui signifiait boisson

      réconfortante depuis le XVIe siècle et qui devient lieu de restauration.[3]

 

      À la Révolution, les chefs laissés sans travail par l’exode de leurs maîtres ouvrent des

      restaurants où ils servent ces bouillons. Boulanger est le premier à se lancer suivi par

      Antoine Beauvilliers.

 

      Progressivement, les restaurants trouvent leur consécration et une nouvelle

      corporation prend naissance : celle des critiques.

 

     La grande cuisine française

      Une littérature gourmande va se développer, avec notamment la Physiologie du goût

      du gastronome Brillat-Savarin, l'oeuvre de Alexandre Balthazar Laurent Grimod de

      La Reynière. Alexandre Dumas, qui met volontiers la main à la pâte, va rédiger son

      Dictionnaire de cuisine, Charles Monselet va créer le premier journal gastronomique.

 

      La bourgeoisie du XIXe siècle éprouve le besoin de mettre à l’affiche les repas par

      le menu, ornementé par des peintres, graveurs ou dessinateurs renommés.

      Apparaît également le service « à la russe » : les plats en petit nombre sont présentés

      au fur et à mesure à la sortie de la cuisine.

 

      La cuisine française de cette époque propose des mets raffinés et nombreux servis

      à la française ou à la russe selon le nombre de convives. Les « repas de société »

      inaugurés par Louis XVI et Marie-Antoinette, auxquels sont conviés des personnes

      importantes par leur condition ou par leur mérite, sont fréquents.

 

      La tradition culinaire française se renouvelle et atteint son apogée dans la cuisine

      d'Antonin Carême, le roi des cuisiniers, et sa pâtisserie de pièces montées

      extraordinaires et dans celle de Jules Gouffé, « l'apôtre de la cuisine décorative »

      qui édite des réceptaires utiles aussi à la cuisine familiale bourgeoise.

      Adolphe Dugléré compose le menu du dîner dit des « Trois Empereurs » pour

      le tsar Alexandre II de Russie, le tsarévitch Alexandre,

      le roi de Prusse Guillaume Ier d'Allemagne et Otto von Bismarck.

 

      Le rayonnement culturel français, sur le plan des idées, de la langue, de la danse,

      de la gastronomie a couvert l'Europe entière et de nombreux chefs vont se former

      auprès des cuisiniers français. Ceux-ci n'hésitent pas à travailler à l'étranger.

 

       « L’empereur des cuisiniers », ainsi baptisé par l’empereur Guillaume II

       d'Allemagne, Auguste Escoffier, collaborateur de César Ritz va être le chef

       de cuisine du Grand-Hôtel de Monte-Carlo, du Grand National de Lucerne,

       du Savoy, du Carlton de Londres, et des hôtels Ritz à Paris et à New York.

       Il modernise et codifie la grande cuisine raffinée crée par Antonin Carême

       et développe le concept de brigade en rationalisant la répartition des tâches :

       « Le cuisinier doit être propre, méticuleux, ne buvant pas, ne fumant pas,

         ne criant pas ».

       Il est le créateur entre autres de la pêche Melba, de la poire Belle-Hélène

       et des crêpes suzette.

 

       Urbain Dubois fait quasiment toute sa carrière à l'étranger ; il laisse une œuvre

       écrite considérable. Georges Vicaire établit une bibliographie majeure des livres

       de cuisine.

       Charles Durand se fait l'apôtre de la cuisine provençale.

 

      XXe siècle

        Prosper Montagné rédige le premier Larousse gastronomique, l'encyclopédie

        de base de la gastronomie française.

 

        Curnonsky, le « prince des gastronomes » et Marcel Rouff mettent en valeur la

        cuisine régionale française et fondent « l'Académie des gastronomes ».

        Les restaurants de Fernand Point

        (qui va inspirer Troisgros, Alain Chapel et Bocuse),

        Alexandre Dumaine et André Pic deviennent célèbres.

 

        Raymond Oliver fait entrer la gastronomie à la télévision. Michel Guérard prône la

        « cuisine minceur », Joël Robuchon devient le chef le plus étoilé du monde.

 

        La gastronomie française est célébrée dans le monde entier, à table comme

        dans les arts, notamment grâce au cinéma qui produit Le Festin de Babette.

        Ce n'est pourtant pas la France, mais le Mexique qui est le premier pays

        à proposer à l'Unesco la reconnaissance de sa gastronomie comme patrimoine

        immatériel de l'humanité.

 

      La gastronomie moléculaire

        La gastronomie moléculaire apparaît en 1988 comme discipline scientifique grâce à

        Nicholas Kurti et Hervé This. Une cuisine moléculaire s’inspirera de ses travaux.

        Déjà Lavoisier avait exploré les transformations culinaires.

        La gastronomie moléculaire étudie scientifiquement les phénomènes culinaires

        et non plus l’étude des aliments. Hervé This, à la mort de Nicholas Kurti,

        définira trois objectifs :

  • Explorer la composante technique de la cuisine.
  • Explorer la composante artistique de la cuisine.
  • Explorer la composante relationnelle de la cuisine.

        De nombreux chefs s’inspirent de la gastronomie moléculaire :

        Pierre Gagnaire, Ferran Adria, Heston Blumenthal et Thierry Marx.

        Si Michel Roth est la perpétuation de l’art de Georges-Auguste Escoffier,

        et donc de la tradition française, un philosophe de l’art nouveau,

        Thierry Marx s’apparente à la cuisine des « initiés » de l’alchimie moléculaire.

 

        Le concept de bœuf carottes ou de tarte au citron déstructurés évoque la

        déconstruction derriderienne ou heideggerienne qui du néant remonte à un

        nouveau savoir sur l'Être.

        C'est aussi le moyen de jouer avec les sensations et le "confort" de l'absorption d'un

        aliment, ou de chercher la température idéale de cuisson, mais aussi de dégustation.

 

 

 

       La gastronomie Française au patrimoine de l'Humanité

 

       Au même titre que le Mont-Saint-Michel ou le château de Versailles, 

       le «repas gastronomique des Français»

       appartient désormais au patrimoine de l'Humanité.

       Le comité intergouvernemental de l'Unesco réuni à Nairobi (Kenya)

       a statué favorablement le mardi 16 novembre 2010

       sur la demande en ce sens déposée par la France.

 

       Le pain d'épices du nord de la Croatie et la cuisine traditionnelle mexicaine

       ont également décroché le label de l'organe de l'ONU

       chargé de la culture et de l'éducation,

       qui couronne pour la première fois des gastronomies. 

 

 

       La cuisine française, mais aussi le compagnonnage et la dentelle au point d'Alençon

       - autres dossiers présentés par Paris -

       rejoignent la liste du «patrimoine culturel immatériel de l'Humanité»,

       une catégorie instituée en 2003 pour protéger les cultures et traditions populaires. 

       Cette liste comprend 178 pratiques culturelles ou savoir-faire traditionnels.

       Les sites et monuments - au nombre de 911 en 2010 - font, eux,

       l'objet d'une précédente convention en signée en 1972.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auguste ESCOFFIER, ou la naissance de la gastronomie moderne.

 

réalisé par Olivier JULIEN

 

 

©  IMAGISSIME / ARTE France - 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur BERCHOUX (inventeur du mot "gastronomie")

 

EPICURE

 

Guillaume TIREL dit TAILLEVENT (1310-1395)

 

François VATEL (1631-1671)

 

 Jean Anthelme BRILLAT-SAVARIN  (1755-1826)

 

Marie-Antoine (Antonin) CAREME  (1784-1833)

 

Adolphe DUGLERE  (1805-1884)

 

Antoine BEAUVILLIERS  (1754-1817)

 

Alexandre Balthazar GRIMOD DE LA REYNIERE  (1758-1838)

 

Alexandre DUMAS (1802-1870)

 

Auguste ESCOFFIER  (1846-1935)

 

Maurice Edmond SAILLAND dit CURNONSKY  (1872-1956)

 

Fernand POINT  (1897-1955)

 

Urbain DUBOIS (1818 - 1901)

 

Charles-Maurice de TALLEYRAND (1754 - 1838)

 

Jules GOUFFE (1807 - 1877)

 

Philéas GILBERT (1857 - 1942)

 

Prosper MONTAGNE (1865 - 1948)

 

Joseph FAVRE  Dicitonnaire universel de la cuisine  (1849 - 1903)

 

Marcel ROUFF (1887 - 1936)

 

Alexandre DUMAINE (1895 - 1974)

 

André PIC (1893 - 1984)

 

"DUNAND"

 

Charles DURAND

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA REVOLUTION DES CHEFS réalisée par Olivier MILLE.

(première diffusion le 26 avril 2016)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          

 

 

Connaissez-vous la soupe de poissons la plus célèbre de France

et même du Monde si l'on en croit certains ?

Réfléchissez, vous la connaissez forcément,

c'est... la bouillabaisse de Marseille.

 

 

Commençons cette histoire par l'origine du nom.

" Quand ça bouille tu baisses "… le feu de cuisson bien entendu.

C'est de cette vieille expression provençale que nous viendrait

le nom de bouillabaisse.

A l'origine, la bouillabaisse est un plat d'origine modeste.

C'était la soupe de poissons des pêcheurs des calanques entre Marseille et Toulon.

Au retour de la pêche, ils faisaient chauffer au bord de l'eau un chaudron rempli

d'eau de mer. Dés que l'eau bouillait les pêcheurs y faisaient cuire les poissons

invendables (sans tête, abîmés…).

La cuisson terminée, le bouillon était versé sur des croûtons de pain rassis frottés

d'ail : on appelait cela la tournée des croûtons.

On partageait ensuite le poisson que l'on mangeait avec de la rouille

ou de l'aïoli. C'était la bouillabaisse des pêcheurs.

   

Mais, l'histoire n'est pas terminée.

Cette soupe de pêcheurs a été améliorée au fil du temps pour s'intégrer

à la "cuisine bourgeoise". L'eau de mer a été remplacée par un fumet de poissons

préparé avec des poissons de roche (poissons qui vivent au fond de la mer).

Après avoir fait bouillir le fond de poissons de roches, on ajoutait les poissons

traditionnellement utilisés par les pêcheurs pour préparer la bouillabaisse.

La bouillabaisse riche était née. C'est celle qui perdure aujourd'hui.

   

La bouillabaisse est un plat fin et subtil,

les poissons qui la composent doivent être d'une extrême fraîcheur

et juste cuits pour garder leurs formes, leurs consistances et leurs saveurs.

   

La bouillabaisse a été imitée, singée, copiée à tel point qu'une charte de la

bouillabaisse a été établie par les restaurateurs en 1980.

Elle détermine la recette, les poissons à utiliser et le service spécial en salle.

Selon la charte, la bouillabaisse de Marseille doit comprendre au minimum

4 espèces parmi les suivantes : rascasse, rascasse blanche, araignée (vive),

galinette (rouget grondin), saint-pierre, baudroie (lotte), congre ou scorpène.

Sont servies également, les étrilles et les pommes de terre qui doivent cuire

avec les poissons dans le bouillon.

 

A l'origine encore, on faisait cuire dans le bouillon,

les cigales de mer qui s'étaient prises dans les filets.

Goûteuses et parfumées elles amélioraient encore la qualité de la bouillabaisse.

Avec le temps, ces cigales de mer trop pêchées se sont faites rares

et certains les ont remplacées par des langoustes.

Or, répétons-le, la langouste n'a jamais fait partie de la bouillabaisse.

Certains restaurateurs l'ajoutent aujourd'hui pour qualifier leurs bouillabaisses de

"royales", une manière de vous servir également une addition tout aussi royale.

   

Pour l'anecdote sachez que Marcel Pagnol,

écrivain et cinéaste français né à Aubagne,

piqua une grosse colère lorsqu'il réalisa que ce plat d'origine simple était

accommodé avec des langoustes, crevettes ou même moules.

   

Autre règle à connaître.

Le poisson doit arriver entier sur le plat et être découpé devant vous.

La bouillabaisse s'accompagne également d'une sauce :

la rouille et de croûtons frottés à l'ail.

 

Vous savez désormais presque tout sur la bouillabaisse,

vous en savez en tout cas suffisamment,

pour ne plus choisir les pâles et fadasses copies.

 

 

 

 

 

  

 

 

          

 

 

Comme souvent, l'origine des pomme de terre soufflées

tient à une erreur, une situation...

 

Le 24 août 1837, au restaurant du Pavillon Henri IV à Saint-Germain-en-Laye,

a lieu l'inauguration de la ligne de chemin de fer Paris / Saint-Germain-en-Laye

par la reine Marie-Amélie.

Le train arriva en retard…

Les pommes de terre, ayant été mises en cuisson,

ont été alors remises dans un bain de friture à haute température…

Elles ont gonflées !...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          

7 avril 1930 - 5 juin 2015

 

 

  Né le 7 avril 1930, à Commentry, dans l'Allier.

  Mort le 5 juin 2015, à Mougins, dans les Alpes-Maritimes.

 

  Roger Vergé est une des figures de la gastronomie française contemporaine.

  La passion de la cuisine lui vient de sa tante Célestine

  qu'il mettra à l'honneur dans ses nombreux livres.

  Il a contribué au développement de la renommé de la cuisine Française,

  notamment en s'associant avec Paul Bocuse et Gaston Lenôtre

  pour créer le Pavillon de France à Disneyworld en Floride.

  Il a régné sur le Moulin de Mougins pendant plus de 30 ans.

  L'histoire du Moulin de Mougins, qui allait devenir en quelques années,

  l’un des plus célèbres restaurants du monde, débute en 1969,

  ou Roger Vergé s'installe sur la Côte d'Azur après des étapes en

  Afrique et à Cavaillon.

  Très vite, le succès est au rendez-vous et la première étoile au guide Michelin

  arrive en 1970. La deuxième est décrochée en 1972

  et la consécration arrive en 1974 avec la troisième étoile.

  En 1982, Disney-World, dans le cadre d'Epcot Center, voit l'ouverture d'une

  aventure américaine avec la gestion de la restauration du Pavillon de France

  avec ses deux amis  partenaires : Paul Bocuse et Gaston Lenôtre.

 

  Beaucoup de chefs prestigieux ont officiés dans ses cuisines sous sa direction :

  Jacques Maximin, Serge Chollet, Alain Ducasse,

  Daniel Boulud et bien d'autres.

 

  En 2003, il se retire des fourneaux et cède le Moulin de Mougins à Alain Llorca,

   jeune chef prometteur qui officiait alors au Negresco à Nice.

  

  En 2006, la première édition des Etoiles de Mougins lui rend hommage

  pour sa contribution à la ville de Mougins et à la gastronomie.

  Ami des arts et des artistes, il a au fil des années transformé son restaurant

  en musée vivant avec des oeuvres de ses amis César Baldaccini, Arman,

  Folon ou Tobiasse.

 

  Le Mercredi 7 avril 2010, Roger Vergé fête ses 80 ans.

 

 

  Le regard personnel du Chef sur Roger Vergé...

  Je n'ai pas eut la chance de travailler avec Monsieur Vergé,

  mais j'admire son parcours, j'aime sa cuisine où le produit de la méditerranée

  est seul maitre à bord.

  Il ne faut pas oublier que c'est lui, et lui seul qui a donné toutes ses lettres de

  noblesse à la cuisine du Sud et qui a propulsé la commune de Mougins au

  firmament des étoiles du guide Michelin, qui en a fait une capitale de la

  gastronomie.

  & je suis Fier d'avoir pu travailler avec l'un de ses élèves,

  un certain Jacques Maximin...

  Laurent Poulet.

 

 

Rencontré pour la première fois par le Chef en 1998.

( mais le Chef n'a pas eut la chance de travailler à ses côtés )

 

 

 

 

 

 

 

          

16 août 1937 - 12 mai 2026

 

 

  Né le 16 août 1937, à Paris, dans le Vème arrondissement.

  

  Pour le Chef Régnier tout commence en Bourgogne, devant les fourneaux du

  restaurant familial où son Père est en Cuisine.

  En 1951, à l'âge de 14 ans, il entreprend son apprentissage à Dijon,

  où il s'initie dans un premier temps à la Pâtisserie, chez le célèbre Michelin,

  puis à la Cuisine, à l'hôtel du Nord.

  Signe prémonitoire de son ascension, il entre comme second commis de cuisine

  au restaurant " Plein Ciel " de la Tour Eiffel...

  Puis vient le temps des obligations militaires.

  Il est affecté au commandement suprême des forces armées de l'OTAN,

  au service de l'Amiral Sala et du maréchal Montgomery,

  une lourde tâche pour le jeune cuisinier qui doit faire face à de grandes réceptions

  et servir d'illustres personnages.

  Il s'en sort si bien que le maréchal Montgomery s'attache les services

  de ce jeune Chef dont il apprécie beaucoup la cuisine.

  De retour dans le civil,

  Le chef Régnier va travailler dans les plus grands établissements Français.

  On le retrouve Chef Saucier à l'hôtel Normandy au Havre,

  Chef chez Guido à Marseille,

  mais l'appel de la Capitale se fait sentir...

  & il officie à nouveau au restaurant de la Tour Eiffel.

  Lorsqu'il quitte définitivement la Tour Eiffel

  c'est pour le restaurant de l'aéroport du Bourget,

  où il gère 60 cuisiniers (voir 80 lors des salons).

  S'en suivra le Café de la Paix, la Maison de l'Iran, l'hôtel Mercure,

  l'ambassade du Canada et la Maison des Polytechniciens où il finira sa Carrière.

 

  Mais pas ses activités...

 

  Il réside à Courlon sur Yonne depuis plus de 20 ans,

  avec sa compagne Thérèse,

  qui tout comme lui a, à la fois, un caractère bien trempé & plein de générosité.

  Et c'est souvent ensemble, le Chef en cuisine, Thérèse en salle,

  qu'il continue d'exercer sa Passion, la Cuisine.

  Il consacre beaucoup de temps à préparer des repas,

  participe fidèlement à de nombreux événements comme le téléthon, etc...

 

  Sans Oublier chaque événement lié à l'Académie Culinaire de France,

  fondée en 1883 par Joseph Favre, où il siège depuis 1975.

  ( en occupant d'ailleurs une place alphabétique de choix,

    aux côtés de Joël Robuchon ! ),

  ou encore chaque événement lié à La Fondation Auguste Escoffier,

  dont il est disciple depuis 1981.

  Il ne s'arrête jamais ! et continu inlassablement à " Taper dedans !..."

 

 

  Le regard personnel du Chef sur Christian Régnier...

  Un grand Charisme, un regard complice, un "vieux de la vieille" qui maitrise

  à la perfection la grande cuisine traditionnelle, qui ne peut se passer du Feu

  du Fourneau, et avec qui les "Loufias" n'ont pas intérêt à la ramener !...

  Il sait absolument tout faire en cuisine, c'est une encyclopédie vivante,

  en permanence en ébullition, toujours prêt à bondir !

  Toujours partant pour "taper dedans" et faire chauffer les gamelles !

  Il est aussi généreux dans sa Cuisine que dans la Vie.

  Il est toujours en admiration devant les grands Chefs actuels et même les plus

  anciens, alors que si tout le monde le connaissait, connaissait son savoir-faire,

  ses richesses humaines, ce sont bien tous ces chefs sous les feux des projecteurs

  qui seraient en admiration et au garde à vous! devant un tel Chef,

  le Chef Régnier.

  C'est à mes yeux l'une de mes plus belle rencontre dans ce métier,

  une des plus enrichissante et  pour moi quelqu'un qui compte énormément,

  pour qui j'ai une très grande admiration et un profond respect pour tout ce qu'il a

  fait dans sa carrière et tout ce qu'il est au fond de lui.

  Merci Chef Régnier pour tout ce que vous m'avez transmis.

  Laurent Poulet.

 

 

Rencontré pour la première fois par le Chef en 1999.

 

 

 

 

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Voici mon discours "Aurevoir Chef RÉGNIER"

prononcé le 19 mai 2026 à l'église de COURLON-SUR-YONNE.

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  Né le 9 avril 1950, à Apinac, dans la Loire.

 

 

  Pierre Gagnaire est membre de l'Académie Culinaire de France,

  et également Disciple ESCOFFIER.

 

  Fils d'un restaurateur réputé, dirigeant le Clos Fleuri à Saint-Priest-en-Jarez,

  commune limitrophe intégrée à Saint-Étienne, Pierre Gagnaire commence

  à travailler comme pâtissier avant de passer un été dans le restaurant

  de Paul Bocuse. Il reprend pendant six ans le restaurant de son père

  avant d'ouvrir en 1981 son premier restaurant à Saint-Étienne,

  rue Georges Teyssier "Les Passementiers", qu'il conservera jusqu'à son

  départ de Saint-Etienne, en en faisant un bistrot réputé,

  puis il trouve, rue de la Richelandière, une maison des années 30 atypique

  répondant à toutes ses ambitions et ses envies...

  Ce sera le restaurant "Pierre Gagnaire".

  Un lieu au cadre très contemporain, audacieux pour l'époque,

  où il laisse libre court, plus que jamais à son imagination, dans sa cuisine

  comme dans cette décoration moderne, et c'est dans cette maison à son image

  qu'il a pour la première fois obtenu trois étoiles au guide Michelin en 1993.

  Puis suite à des difficultés financières, il ferma son restaurant de Saint-Étienne

  en 1996 pour venir s'installer à Paris, rue Balzac,

  où il retrouva deux étoiles en 1997 et ses trois étoiles en 1998.

  En 2002, il ouvre le Sketch à Londres.

  En 2005, un second établissement parisien le Gaya Rive Gauche rue du Bac,

  plus simple que le premier; toujours en 2005, un restaurant à Tokyo,

  en 2006, un autre à Hong Kong, en 2009, un dernier à Las Vegas.

  Sa cuisine très créative, parfois considérée « iconoclaste » utilise,

  entre autres, des applications de  la gastronomie moléculaire,

  mais avec parcimonie.

  Pierre Gagnaire collabore régulièrement dans ce domaine avec le

  physico-chimiste Hervé This, physico-chimiste à l'INRA.

  Ses plats évoquent souvent une constellation :

  une assiette principale entourée de multiples satellites.

  Des mets réputés modestes comme le navet, la raie, certains abats, prennent

  avec ses présentations précises et précieuses une allure spectaculaire.

 

  Mais surtout, sa Cuisine permet de ressentir l'âme du Chef dans l'assiette !

  ce qui est l'essentiel lorsque l'on met son nom sur la porte...

  à méditer pour tous ceux qui ne sont pas dans leur cuisine,

  qui ne "mettent pas les mains dedans !..."

 

  En 2006 parait La cuisine c’est de l’amour, de l’art, de la technique,

  qu'il a co-écrit avec Hervé This et, la même année,

  il publie Lucide et Ludique, résumant ses 40 années d'expériences culinaires.

 

  En 2007, Pierre Gagnaire participe aux Etoiles de Mougins,

  le Festival International de la Gastronomie,

  et en est le président du concours amateur.

 

  En 2013, cela fait 20ans que Pierre Gagnaire a obtenu pour la première fois

  3 étoiles michelin, c'était à Saint-Etienne...

  C'est pourquoi afin de marquer cet anniversaire,

  le Chef Laurent POULET a eut l'idée de lancer l'opération :

   " 1 Produit hommage à Pierre Gagnaire ".

  tous les détails, toutes les infos à découvrir sur le site dédié :

  www.pierregagnaire2013.com

 

  En 2014, pierregagnaire2013.com devient le site officiel

  des Actuels & Anciens élèves du Chef.

  & naissance de l'association Génération Gagnaire.

 

 

  Ses restaurants en France & dans le monde :

 

   Paris, Pierre Gagnaire 1996

   Paris, Gaya rive gauche par Pierre Gagnaire 2005

   Londres, Sketch 2002

   Tokyo, Pierre Gagnaire à Tokyo 2005-2010

   Hong Kong, Pierre 2006

   Courchevel, Pierre Gagnaire pour Les Airelles 2007

   Dubaï, Reflets par Pierre Gagnaire 2008

   Séoul, Pierre Gagnaire à Seoul 2008

   Las Vegas, Twist by Pierre Gagnaire 2009

   Tokyo, Pierre Gagnaire Tokyo 2010

   Moscou, Les Menus par Pierre Gagnaire 2010

   Berlin, Les Solistes par Pierre Gagnaire 2013

   Cannes, Paris, La Baule, Fouquet's par Pierre Gagnaire depuis 2014

   Gordes, Pèir par Pierre Gagnaire 2015

   Danang / Vietnam, la Maison 1888 par Pierre Gagnaire 2015

   Bordeaux, La Grande Maison de Bernard Magrez, rest. Pierre Gagnaire 2016

   etc...   

   > découvrez la totalité de ses Tables du moment sur son site internet.

 

 

  Le regard personnel du Chef sur Pierre Gagnaire...

  Un grand gaillard, nature, simple, au regard malicieux, mèche rebelle,

  sourire d'acteur américain, grand Coeur, générosité, partage, passion,

  écoute et compassion l'anime.

  Curieux de tout et des autres.

  Un peu le "Columbo" de la Cuisine, qui l'air de rien mijote, concasse, réduit,

  crée, construit ses assiettes à l'inspiration du moment, part dans tous les sens

  et où au final tout devient logique, évident, réfléchit. Trop fort !

  Une Cuisine à l'instinct avant tout, où la seule limite est la saveur du Produit.

  Après, tout est possible, l'Art de la Cuisine prend tout son sens...

  Travailler à ses côtés c'est tout d'abord une chance exceptionnelle,

  ensuite une magnifique ouverture d'esprit sur le métier.

  Rien n'est fermé, tout est ouvert à l'imagination de chacun puisée dans son vécu.

  Lui comme sa Cuisine, à chaque fois c'est l'émotion qui en découle.

 

  Sa rencontre n’a fait que conforter, renforcer ce que j’avais au fond de moi :

  Trouver ma Cuisine, ne surtout pas faire ce que font les autres,

  trouver mon approche du métier, créer ma musique culinaire,

  écrire mes règles, imaginer mes propres outils pour partager ma  Passion

  de la Cuisine, afin de donner du bonheur en étant au fourneau.

 

  C'est pour moi, un Père,

  qui reste définitivement dans mon coeur professionnel et personnel.

  C'est une Rencontre décisive, à jamais marquante,

  qui m'a construit dans le métier et sur tous les plans.

  Dès le départ, en 1993 lorsque j’ai commencé à ses côtés,

  il m’a touché au travers de sa Cuisine,

  au travers de l’humain qu’il a toujours été et qui n’a jamais changé.

  Pierre GAGNAIRE est profondément un "mec" Extraordinaire.

 

  Merci pour votre bienveillance, votre soutien, vos conseils, votre confiance.

  Merci Chef ! pour tout ce que vous m'avez appris et apporté  

  humainement & professionnellement.

 

  Laurent Poulet.

 

©  Jacques GAVARD

 

Rencontré pour la première fois par le Chef en 1993.

 

 

 

 

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  Né le 3 mars 1948, à Rang-du-Fliers, dans le Pas-de-Calais.

  

  1962, apprentissage au Touquet « au Chalut »,

  puis en 1965, il part dans le sud et arrive en principauté de Monaco

  à « La Chaumière ».

  Il enchaîne ensuite du côté de Paris où il passe par de grandes Maisons :

  Prunier,(à l’époque l’une des plus prestigieuse maison du Pays),

  Le Pré Catelan, ensuite l’Hermitage à La Baule, avec Christian Willer.

  En 1972, il arrive au Moulin de Mougins aux côtés de Roger Vergé,

  comme Chef de partie Garde-Manger.

  1974, il entre à la Bonne Auberge d’Antibes de Jo Rostang, 2 macarons,

  comme Chef de Cuisine.

  Et c’est également là qu’il rencontre Bruno Cirino

  (un peu son frère jumeau sur de nombreux points…) qui le suivra au Negresco.

 

  1978, il devient Chef des Cuisines du Chantecler,

  le restaurant gastronomique de l’hôtel Negresco à Nice,

  où il sera le premier Chef a être étoilé michelin dans un Palace,

  il obtiendra 2 étoiles en 2 ans seulement.

  1979, il obtient le titre de Meilleur Ouvrier de France Cuisinier.

  1982, il est élu meilleur jeune chef de France par le Gault Millau

  et obtient 19,5 / 20.

  1984, il écrit son premier livre « Couleurs, Saveurs et Parfums de ma Cuisine »

  dans la célèbre collection des Editions Robert Laffont.

  Puis 1986,  il écrit « Toqués de Cuisine » aux éditions L’école des Loisirs.

  1988, Les Augier (propriétaires du Negresco) lui refusent une proposition

  de partenariat dans l’affaire, il quitte alors le Chantecler.

  Fin 1988,  il écrit « La Santé Gourmande » aux éditions Jean-Claude Lattes.

  1989, il crée son restaurant au centre de Nice.

  Dans un vrai théâtre de 3600m², celui de Sacha Guitry,

  il imagine une salle à la place des spectateurs,

  la cuisine vitrée à la place de la scène

  et le rideau qui s’ouvre au moment du service…

  1990, il obtiendra 2 étoiles michelin et en 18 mois seulement d’ouverture

  il fera du « Théâtre » un restaurant réputé dans le monde entier,

  dont on parle encore aujourd’hui.

  En 1992 il cède ses parts à Jean Paul Bucher, le PDG du groupe « Flo »,

  et décide de devenir Consultant,

  en premier lieu à l’ex-Diamant Rose à la Colle sur Loup,

  puis du groupe Partouche.

  1996, il ouvre son restaurant « Jacques Maximin » à Vence,

  dans sa propre Maison.

  & récupère biensûr 2 étoiles michelin.

  Il crée alors vraiment son restaurant à son image. On est chez lui, au milieu

  des œuvres d’art de ses amis César, Arman, Novaro, etc…

  Au milieu de ses vieilles photos, de ses souvenirs, sa Porsche avec laquelle

  il fait de la compétition n’est pas loin, juste à quelques mètres dans le garage,

  ses chiens juste là, son poulailler, son fumoir, son vivier,

  et la liberté de faire sa Cuisine où le produit est Roi,

  où la Saveur de Chaque ingrédient doit être exacerbée.

  Et tout cela dans la simplicité, sans artifices,

  mais avec l’âme du Chef dans l’assiette.

  Il est toujours là, toujours présent dans sa cuisine, du matin au soir,

  à « mettre les mains dedans », l’œil sur tout, ne laissant rien passer !

  Et ça s’entend jusqu’en salle !…

  Mais à ses côtés, ses cuisiniers apprennent plus que n’importe où ailleurs.

  Il maîtrise les produits, l’improvisation, la cuisine à l’instinct,

  sa force : parvenir à faire du Top ! du très haut niveau !

  avec très peu de chose et avec des produits simples.

  Son imagination culinaire inspirée du Produit lui permet de ne jamais s’arrêter,

  de créer en permanence, c’est pourquoi il change carte et menus tous les jours.

  1998, il écrit « Jacques Maximin cuisine les Légumes » avec Martine Jolly,

  aux éditions Albin Michel.

  2002, nouvel ouvrage en librairie, « Les tartes de Maximin »

  aux éditions Minerva.

  2007, il cesse l’activité de restaurateur.

  Cette même année 2007, il travaille avec Alain Ducasse

  pour le concours des Meilleurs Ouvriers de France Cuisinier,

  et met au point les thèmes des finales, instaure de nouvelles règles,

  où plus aucun passe droit ne sera possible, il ouvre la porte à tous les cuisiniers

  y compris ceux qui ne font pas partis d’une grande brigade, dans un grand hôtel,

  et qui ont par conséquent moins de moyens (dans tous les sens du terme)

  pour préparer leur concours.

  En un mot il remet tout le monde « d’équerre ».

  2008, il collabore avec Alain Ducasse Chez « Rech » à Paris,

  où il élabore la carte et supervise la Cuisine.

  2010, un ami lui signale la vente d’un petit hôtel (8 chambres) avec restaurant

  et terrasse, face à la mer, au Cros de Cagnes sur Mer.

  Il cède à la tentation et rachète le fond pour créer « Le Bistrot de la Marine »,

  & l’Aventure continue…

  2011,

  après seulement 4 mois d'ouverture, il obtient au « Bistrot de la Marine »,

  1 étoile michelin.

 

  2016,

  le Chef vend son « Bistrot de la Marine »,

  et effectue son dernier service le dimanche midi 24 avril 2016.

  En effet, après 54 ans passés au fourneau au quotidien,

  il ouvre une nouvelle page de sa carrière pour se consacrer à de nouvelles

  aventures culinaires.

 

  Fin 2016,

  le Chef crée sa société de conseil S.C.F.R.

  (Services, Conseils et Formation en Restauration),

 

  Habitué tout au long de sa carrière à prodiguer des Conseils

  au travers de missions ponctuelles,

  à court terme, à long terme, ou spécifiques.

  Et après avoir donc cédé sa dernière affaire en Avril 2016,

  il a décidé de se consacrer pleinement àl'activité de conseil culinaire

  par le biais de sa SAS  S.C.F.R.

 

 

  Jacques MAXIMIN propose alors ses conseils en France ainsi qu'à l'Etranger,

  en s'appuyant sur son expérience & son savoir-faire dans le domaine

  de la Grande Restauration.

  Ses conseils restent ciblés sur la Cuisine,

  afin d'Accompagner les restaurateurs, leurs équipes à atteindre leurs Objectifs. 

  De plus, le Chef intervient personnellement sur chaque mission confiée

  afin de répondre au mieux aux attentes de chaque client.

 

 

  

  Mais, celui qui a construit de nombreux grands chefs actuels,

  celui qui impressionne tous les autres et qui en fait trembler beaucoup

  dès qu’il passe au fourneau, évite les projecteurs, préfère rester dans sa cuisine

  plutôt que dans les diners de gala,

  & garde par ailleurs une profonde admiration pour Alain Ducasse,

  un très grand respect et une sincère amitié, pour ses pères et amis confrères

  aux cuisines bien différentes mais aux qualités humaines bien proches,

  comme Alain Chapel, Pierre Gagnaire, Alain Senderens, Frédy Girardet.

 

 

  Le regard personnel du Chef sur Jacques Maximin...

  Au premier coup d’œil,

  une certaine ressemblance avec un homme à tête de choux connu,

  le génie en commun, une autorité d’acier sans compromis.

  C'est pour moi, un Chef,

  qui reste définitivement dans mon coeur professionnel.

  C'est une Rencontre décisive, à jamais marquante,

  qui m'a construit dans le métier et sur tous les plans.

  Sans aucun doute le plus fort techniquement de tous les Chefs Français,

  Gitanes en main, en t-shirt ou en veste de cuisine, l’œil affuté,

  de l’or dans les mains, la maitrise de toutes les cuissons, de tous les produits,

  meneur d’homme dans la dureté, sans aucun ménagement mais toujours juste.

  À ses côtés on apprend à travailler vite et bien dans le respect du produit,

  on apprend à prendre des raccourcis, à négocier les chicanes, les virages,

  à prendre la pôle position sous n’importe quelle conditions

  et à gagner en obtenant le bonheur du client.

 

  Merci pour tout Chef !

 

  Laurent Poulet.

 

 

Rencontré pour la première fois par le Chef en 1996.

 

 

 

 

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